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Formation

VAE « SONDEUR » : UNE GRANDE AVANCÉE POUR LA PROFESSION - <p>Jusqu’à présent, les aides-sondeurs étaient généralement formés par les chefs sondeurs</p>
01/11/2016

VAE « SONDEUR » : UNE GRANDE AVANCÉE POUR LA PROFESSION


Cyril Chapuy,gérant de la sociétéA.B.E.Sol et expertde justice.
Pascal Chassagne,président del’Union syndicalegéotechnique.

La VAE va mettre en avant les sondeurs, les sociétés qui les emploient et les clients qui les font travailler.
Chantal Burais, conseillère enformationcontinue et chef de projet du titre : « Sondeur engéotechnique ».
Eric Garroustet,directeur général de l’entreprise Cotrasol etprésident du Sfeg.

Le métier de sondeur, réputé pour sa technicité, ne disposait pas encore de certifications reconnues. Une certification académique de « Sondeur en géotechnique » peut désormais être obtenue par la voie de la VAE (Validation des acquis de l’expérience)* et, prochainement, par la voie de la formation.

Les métiers de foreur et de sondeur étaient jusqu’à présent enseignés sous forme de tutorat. Les
aides-sondeurs étaient généralement formés par les chefs sondeurs directement sur le terrain au sein des entreprises. « Bien que ce métier soit maîtrisé dans les bureaux d’études et les entreprises sous-traitantes, il n’existait ni formation structurée ni école sur le territoire national », constate Pascal Chassagne, président de l’Union syndicale géotechnique (USG). Cyril Chapuy, gérant de la société A.B.E.Sol et expert de justice complète : « Il était en effet, étonnant que ce métier ne dispose pas encore de formation diplômante, car le chef sondeur est responsable de la sécurité de ses collègues
et d’un matériel coûteux. De plus, son travail est généralement la première étape de dimensionnement
des fondations d’un ouvrage d’art ou d’un bâtiment. »

 

20 certifications académiques délivrées par la VAE

 

À l’origine de cette certification académique, plusieurs sociétés motrices (Alios, Hydrogéo, 2GH, Géotech, Fondouest, A.B.E.Sol, Ginger CEBTP, ERG…) ont réfléchi ensemble à une reconnaissance officielle de ce métier de sondeur. Ces entreprises se sont alors retrouvées en compétition : bien que concurrentes, elles se sont fédérées autour de ce projet commun. Elles ont choisi comme prestataire le CAFOC (Centre académique de la formation continue) de Toulouse, outil de développement de projet de la formation continue de l’Éducation nationale. Un premier référentiel métier, qui fut le fruit d’un travail collaboratif (associant, entre autres, des sondeurs, des chefs d’entreprise et des
ingénieurs), a été présenté en juillet 2015.
Au travers de divers entretiens et ressources documentaires, Chantal Burais, conseillère en formation continue et chef de projet du titre « Sondeur en géotechnique », a ensuite rédigé un référentiel d’activités validé par un groupe de travail et finalisé en février 2016.
Elle témoigne : « Les vingt premiers diplômés ont obtenu leur VAE entre juin et juillet 2016. Ils ont présenté leurs mémoires devant l’un des trois jurys (situés à La Seyne-sur-Mer, Toulouse ou Paris) composés de professionnels ». De nouvelles sessions de VAE seront prévues pour l’année 2016-2017. Dès qu’un groupe de cinq à six candidats sera constitué, une nouvelle session sera mise en place en janvier 2017. « Nous incitons les non-diplômés à participer à cette VAE afin qu’ils ne soient pas dépassés par les futurs diplômés qui arriveront d’ici deux ans. Ils seront ainsi à armes égales », remarque Chantal Burais.

La première phase de ce projet de titre s’est déroulée avec succès. La prochaine étape sera le dépôt d’une demande d’inscription de la certification du titre « Sondeur en géotechnique » au RNCP (Registre national des certifications professionnelles).

 

Une véritable reconnaissance pour les professionnels 


Cette certification académique (titre en projet) est une reconnaissance sociale officielle qui valorise un métier méconnu. Selon Pascal Chassagne, « elle met en avant les sondeurs, les sociétés qui les emploient et les clients qui les font travailler. De plus, elle permet de disposer désormais d’une liste de compétences requises écrites noir sur blanc. »
Actuellement proposée pour obtenirla certification académique, la VAE peut éventuellement permettre aux sondeurs expérimentés d’évoluer au sein de la société et d’être associés à d’autres missions (voir encadré). Toutefois, la VAE n’a pas pour vocation de faciliter le recrutement, mais bien de valoriser et concrétiser l’investissement du technicien dans son métier. « D’autre part, la VAE nécessite un investissement important de la part du candidat, et de nombreuses heures de travail. Il doit écrire et présenter un mémoire devant un jury », souligne Cyril Chapuy.

Puis un entretien de 45 minutes a lieu entre le candidat et le jury. Cet échange se déroule dans un climat de confiance qui permet alors au candidat de replacer son travail dans un contexte plus large et de s’exprimer sur son savoir-faire. Cyril Chapuy, membre du jury de Toulouse, a particulièrement apprécié la lecture des mémoires des candidats. « Les candidats, généralement arrivés par hasard dans cette filière, laissaient transparaître une émotion forte et une grande fierté », explique-t-il.

 

UNE FORMATION « SONDEUR EN PRÉPARATION »

 

En parallèle, une formation sondeur, qui est une autre voie d’accès à la certification, se met également en place. Elle s’adressera à des sondeurs peu expérimentés ou débutants qui ne peuvent
obtenir la VAE. « Une première session de formation pourrait débuter à l’automne 2017. Dans un premier temps, elle sera dispensée par un Greta de la zone toulousaine et donnera ainsi un niveau bac professionnel à celles et ceux qui seront validés “Sondeur en géotechnique” », précise Chantal Burais. Certaines entreprises souhaiteraient que cette formation soit accessible au niveau BTS dans un second temps. Il s’agit en effet d’un métier qui devient de plus en plus technique avec le déploiement du numérique. « Nous souhaitons que des centres de formation s’approprient ce titre et forment 20 à 30 jeunes annuellement. Ce diplôme va également faciliter le recrutement des futurs sondeurs sur le terrain et les préparer aux conditions difficiles de ce métier », remarque Pascal Chassagne. Il est en effet relativement fréquent que les sondeurs abandonnent leur poste en début de carrière. Un tel diplôme constituera également un gain de temps pour les entreprises. « La formation devrait durer entre 12 et 18 mois au lieu des trois années nécessaires pour qu’un sondeur devienne réellement autonome sur le terrain. En outre, cette formation va créer des emplois et faciliter le recrutement, car aujourd’hui l’offre est supérieure à la demande. Nous pourrons également mettre en avant les sondeurs diplômés lors des réponses que nous formulerons aux appels d’offres », conclut Cyril Chapuy.
Gageons que l’Éducation nationale, qui s’est emparée du projet, développera un réseau de formation au service de cette certification académique dans toute la France. Avis aux futurs candidats…

En attendant, la remise officielle des premiers diplômes aura lieu au prochain salon Solscope, en juin 2017.

 

Claire Janis-Mazarguil


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