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Grand Paris

CHANTIERS DE FONDATIONS SPÉCIALES EN MILIEU URBAIN : LA CONTRAINTE DE L'ESPACE !
01/06/2018

CHANTIERS DE FONDATIONS SPÉCIALES EN MILIEU URBAIN : LA CONTRAINTE DE L'ESPACE !


La grue 673 lorsde la pose desbutons.
Travaux de levage avant la pose de butons.
Les grues Sennebogen 6140HD et 653R.
Les grues Sennebogen 6140HD et 653R.

Forage de parois moulées, activités de pieux, excavation de déblais et pose de butons sont autant de travaux spécifiques qui nécessitent des moyens techniques lourds pour réaliser
les chantiers titanesques du Grand Paris Express. L’une des
problématiques de taille sur les plateformes de travail est actuellement de faire cohabiter dans les espaces très contraints l’ensemble des engins à mettre en oeuvre pour enchaîner parfaitement les différentes phases de construction.

Les fondations en parois moulées des futures gares du métro francilien et des puits de service de la ligne atteignent pour la plupart d’entre elles des profondeurs de - 50 m à - 70 m, avec des épaisseurs de parois allant jusqu’à 1 500 mm, voire 1 800 mm.
Pour atteindre de telles dimensions, les engins à mettre en oeuvre sont souvent des porteurs de bennes à parois (bennes mécaniques, hydrauliques ou hydro-haveuses) de type pelle à câble d’une capacité nominale de 90 à 140 t. Les méthodes définies imposent par ailleurs la mise en place de cages d’armature d’un seul tenant, que seules des grues de levage à flèche treillis de 200 t minimum peuvent manutentionner. L’ensemble de ces moyens doit évidemment évoluer dans des milieux urbains à l’espace extrêmement contraint. La grue de service sert habituellement à assurer diverses manutentions sur le chantier en complément des opérations lourdes de levage et de mise en place des cages d’armature. Sur la plupart des chantiers du Grand Paris Express, cette grue est tellement imposante qu’il devient quasi impossible de la déplacer régulièrement sans rendre les manoeuvres contraignantes pour les postes de forage en production. De nombreux acteurs de la profession ont alors fait le choix de la grue télescopique sur chenilles pour assurer les manutentions du quotidien sur leurs plateformes de travail exiguës : levages divers, assemblage de panneaux de cages, manutentions en milieu contraint (présence de lignes HT, proximité avec un faisceau
ferroviaire, travail sous un tablier de pont…).
Tout comme la grue treillis, la grue télescopique sur chenilles se déplace en charge. En outre, elle est opérationnelle immédiatement à son arrivée sur chantier, et peut servir à assembler les autres engins à flèche fixe, et saura se faire discrète en cas de besoin en rétractant son télescope pour céder la priorité à un porteur de forage. Selon le constructeur retenu, la flèche télescopique à sortie directe sans brochage autorisera même l’ajustement de sa longueur avec une charge suspendue : une souplesse indéniable dans la manoeuvre de l’engin lorsqu’il s’agit de positionner des éléments de cage dans un environnement parsemé d’obstacles, par exemple.
Une fois les parois moulées coulées, viennent ensuite la phase d’excavation et la mise en place de moyens de soutènement provisoires. Là encore, les ouvrages hors-norme des futures gares souterraines franciliennes imposent la mise en oeuvre de butons de forte section, avec une densité particulièrement élevée pour maintenir les parois forées. Autour de la « boîte » en surface, les engins d’extraction des déblais à grande profondeur sont à l’oeuvre ; le « ballet » des camions qui évacuent ces déblais bat son plein. Les grues à tour auront positionné le premier lit de butons en surface, mais quid des lits inférieurs à mettre en place au fur et à mesure que le niveau du sol descend, une fois les matériaux excavés ? Une nouvelle application pour laquelle la grue télescopique sur chenilles pourra démontrer ses atouts !
Suite logique dans la phase de construction des ouvrages, une fois les travaux de fondations spéciales et de terrassement arrivés à leur terme : la construction des dalles qui modèleront l’architecture de la future gare. Là encore, la grue télescopique sur chenilles trouvera sa place. Dans sa version la plus compacte, elle accompagne la construction des dalles à l’avancement des travaux de génie civil. Grâce à son châssis large sur chenilles, la répartition des pressions au sol est bien plus homogène qu’avec d’autres engins de levage. Elle peut ainsi évoluer, y compris avec sa charge, sur des dalles fraîchement coulées et permet d’optimiser au mieux les plannings de construction.
Dans les puits qui accueilleront les départs et arrivées de tunneliers, la grue télescopique sur chenilles est encore une fois un outil performant pour assurer diverses manutentions et divers levages dans des espaces contraints en hauteur et en débattement latéral.

 

Aude Moutarlier en collaboration
avec Epvre Delquie de Sygmat


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M² EXPOSITION INTÉRIEURE

5000

 

 

EXPOSANTS

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PARTICIPANTS

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