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FORMATION : SONDEUR EN GÉOTECHNIQUE - <p>Cohorte Parcours Découverte - Mars-Mai 2018 au lycée de Beaumont de Lomagne.</p>
01/11/2018

FORMATION : SONDEUR EN GÉOTECHNIQUE


De gauche à droite : Franck Guillamot(directeur Campus des métiers) ; CorinneMaury-Schober ; Chantal Burais ; Thierry Gleyze et Ludwig Roppert (chefd’établissement lycée de Beaumont).

Au printemps de cette année, la première formation destinée aux sondeurs en géotechnique voyait le jour. Aujourd’hui, cinq de ses promoteurs reviennent sur sa création et son
inscription au RNCP, mais également sur l’environnement
professionnel et les problématiques d’emploi de la filière, sur les formations spécialisées au coeur des enjeux du monde de la
géotechnique, et, enfin, sur la sécurité et l’outil virtuel.

ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL ET PROBLÉMATIQUE DE LA FILIÈRE

 

« Les bureaux d’études géotechniques et les entreprises d’investigation de sol qui représentent environ 400 structures en France ont un problème important de recrutement, de formation et de fidélisation des sondeurs pour lesquels il n’existe ni formation ni reconnaissance métier au plan national. Les sondeurs sont formés majoritairement par compagnonnage au sein des entreprises. Les bonnes pratiques s’y diluent, et la prise en compte du métier dans sa globalité diminue fortement, alors qu’à l’inverse le besoin de technicité augmente pour les reconnaissances in situ. Le sondeur est l’un des maillons importants dans la chaîne qui relie tous les intervenants lors d’une étude géotechnique. De ses relevés et mesures dépend la qualité de l’étude qui va conditionner la bonne prise en compte de l’aléa géotechnique. Les délais globaux de réalisation de projets de bâtiments ou d’infrastructures se raccourcissant toujours plus, la qualité des moyens humains mis en place pour réaliser les reconnaissances n’en est que plus importante. Le projet de reconnaissance du métier par l’attribution d’un titre de sondeur géotechnicien inscrit au RNCP est un élément essentiel qui a mobilisé la profession. L’étape préalable qu’a constituée l’écriture d’un référentiel métier pour valider un nombre suffisant de sondeurs en poste dans le cadre de la validation des acquis de l’expérience (VAE) a permis de poser les bases des fondamentaux métiers à développer dans la formation longue, désormais possible. Les besoins de plus grande technicité et polyvalence sont les éléments essentiels à développer au cours de la formation. L’ensemble de la profession souhaite, grâce à ce processus, développer une vraie filière de professionnalisation qui doit permettre d’abord de diminuer les difficultés importantes de recrutement qui existent actuellement. Pour la suite, les pratiques et les techniques d’investigation seront mieux uniformisées et devraient contribuer à la création d’une vraie filière professionnelle géotechnique qui pourra être étendue, nous l’espérons, à la création d’un BTS de technicien géotechnicien », explique Denis Odorico, chef d’entreprise 2GH à Toulouse.

 

RETOUR SUR LA CRÉATION DU TITRE DE « SONDEUR EN GÉOTECHNIQUE » ET SON INSCRIPTION AU RNCP

 

« Du projet à sa concrétisation, la création du titre “sondeur en géotechnique” est le fruit d’une rencontre. Le besoin de professionnalisation des sondeurs en géotechnique a été initialement exprimé, lors d’un Salon, par Denis Odorico, chef d’entreprise et adhérent à l’USG, auprès de Joël Micas, directeur du Dava (Dispositif académique de validation des acquis) de l’académie de Toulouse.
Notre académie ayant des compétences dans la création de titres, Joël Micas a proposé à l’USG de créer le titre de “sondeur en géotechnique” et de demander son inscription au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles). Nous étions au printemps 2015. Mon collègue Jean-Yvon Cabioc’h a lancé le projet, puis, à son départ à la retraite en août 2015, j’ai repris le flambeau et j’ai travaillé 3 ans sur la rédaction des référentiels d’activité et de certification. Pendant ces 3 années, j’ai bénéficié de la collaboration des entreprises et de l’USG pour comprendre le métier, le décrire en “référentiel”, pour mettre en place des sessions de jurys de VAE, lesquelles se sont déroulées dans toute la France : Toulouse, La Seyne-sur-Mer, Lyon, Paris, Nantes et Bordeaux. À ce jour, plus de
50 sondeurs ont obtenu le titre “sondeur en géotechnique” et les premiers trophées de la géotechnique ont été remis lors du Solscope de juin 2017, à Lyon. Depuis le 28 mai 2018, le titre de “sondeur en géotechnique” est inscrit au RNCP, sur la base de trois sessions de certification en VAE. Le titre est également accessible par la voie de la formation continue : le Greta MP Ouest est, à ce jour, le seul organisme habilité à préparer des sessions de formation avec des jurys de validation mis en place par le GIP FCIP, certificateur national du titre “sondeur en géotechnique” », souligne Chantal Burais, chef de projet certification pour le GIP FCIP, organisme certificateur du titre « sondeur en géotechnique ».

 

SÉCURITÉ ET OUTIL VIRTUEL


« La sécurité revêt un caractère prioritaire pour l’ensemble des entreprises adhérentes à L’USG ; l’objectif est : zéro accident. Le déroulé de la formation est basé sur des retours d’expérience. Chaque stagiaire a entendu ou vécu une expérience, ce qui donne une réelle dimension et une vraie prise de conscience. Le sondeur en géotechnique est particulièrement exposé au risque routier lors de travaux de chaussée, à la présence de réseaux souterrains ou aériens. La vigilance, l’observation, le bon sens sont les maîtres mots quand on connaît la longue liste des risques auxquels est exposé un sondeur, risques liés aux déplacements de la machine de forage, lors du chargement et déchargement, pendant le forage, etc. Une attention particulière est également portée sur la manutention manuelle, les gestes et postures (sources de nombreux jours d’arrêt). Je suis particulièrement heureux et fier de pouvoir transmettre la passion d’un métier, d’apporter une expérience riche de presque 40 années dans le forage », commente Gérard Pradeau, correspondant qualité et sécurité chez Ginger CEBTP Toulouse.

 

L’OUTIL DE LA RÉALITÉ VIRTUELLE AU SERVICE DE LA SÉCURITÉ DANS LA FORMATION DES SONDEURS EN GÉOTECHNIQUE

 

« Dans le cadre de la formation diplômante de sondeur en géotechnique au lycée des métiers du bâtiment et de la topographie de Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne), l’Union syndicale géotechnique investit dans un outil de réalité virtuelle. Il s’agit de proposer aux étudiants sondeurs en alternance des mises en situations virtuelles depuis la préparation du chantier de sondages géo-
techniques, jusqu’au chargement-déchargement des machines, lecture des plans, vérification des DICT, départ au chantier, mise en place d’une machine sur un chantier (rural, semi-urbain, urbain) en appréhendant toutes les notions de sécurité. Cet outil pédagogique novateur et unique en géotechnique va permettre de créer des situations emblématiques qu’on ne s’autoriserait pas à confier à un apprenant en entreprise (danger pour le matériel et les personnes, danger pour l’étudiant). La réalité virtuelle immersive permet de mémoriser les actions. Elle va favoriser un parcours de formation individualisé (choix multiple d’activés afin d’acquérir des automatismes, suivi des compétences, divers scénarios avec des difficultés croissantes). Sans nul doute, cet outil va permettre un réinvestissement des acquis, directement exploitables dans l’entreprise. Il est important de souligner que cet outil ne sera pas destiné aux seuls étudiants de Beaumont-de-Lomagne, mais également aux salariés des sociétés membres de l’USG, qui, au sein de leurs entreprises respectives, auront ainsi accès à la vérification et consolidation de leurs connaissances dans le cadre des formations continues de leurs chefs sondeurs et aides. Le bureau de l’USG espère par là même que l’utilisation exclusive de cet outil innovant sera une motivation supplémentaire pour les sociétés travaillant en géotechnique, non encore membres de l’USG, de rejoindre et adhérer à ce syndicat très actif », expliquent Pascal Chassagne, président de l’Union syndicale géotechnique, et Thierry Gleyze, directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques du lycée de Beaumont-de-Lomagne.

 

UNE GAMME DE FORMATION SPÉCIALISÉE AU COEUR DES ENJEUX DU MONDE DE LA GÉOTECHNIQUE

 

« Le Greta Midi-Pyrénées Ouest développe depuis 2017 une offre de formation sur mesure autour du métier de sondeur en géotechnique. Cette offre est déclinée de manière à conjuguer la professionnalisation d’un salarié néophyte, le perfectionnement thématique d’un chef-sondeur, la montée en compétences d’un sondeur expérimenté sur sa fonction de tuteur. Les entreprises géotechniques peuvent ainsi orienter leurs collaborateurs vers différents dispositifs en fonction de leurs besoins spécifiques : un parcours découverte in situ pour appréhender conjointement technicité et posture métier ; un parcours en alternance préparant au titre de sondeur en géotechnique ; des modules de perfectionnement (géologie, implantation topographique, instrumentations, techniques de sondage..) ; des sessions sur la pratique tutorale en entreprise. Elles peuvent à cette occasion profiter de la marque de fabrique Greta en matière d’individualisation des parcours des apprenants pour favoriser un retour profitable en contexte professionnel et d’un coaching post-formation. Notre organisme de formation salue la coopération étroite avec les acteurs de la filière géotechnique (chefs d’entreprise, responsables sécurité, ingénieurs, fabricants de machines…) qui ont activement transféré leur expertise au service de ce projet global. Ensemble, nous poursuivrons notre compagnonnage vers l’ouverture de formations à l’apprentissage, la recherche de nouveaux candidats avec les opérateurs de l’insertion, et, enfin, l’essaimage de sessions à l’échelle de l’Hexagone », indique Corinne Maury-Schober, conseillère en formation continue, Greta Midi-Pyrénées Ouest).

 

Aude Moutarlier
en collaboration avec le Greta
Midi-Pyrénées Ouest

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M² EXPOSITION INTÉRIEURE

5000

 

 

EXPOSANTS

153

 

 

M² EXPOSITION EXTÉRIEURE

1 300

 

 

PARTICIPANTS

2600

 

 

 

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