Salon Solscope

SOLSCOPE 2019 - LA SÉCURITÉ AU COEUR DE LA RÉALITÉ VIRTUELLE
01/12/2019

SOLSCOPE 2019 - LA SÉCURITÉ AU COEUR DE LA RÉALITÉ VIRTUELLE





C’est à Marseille, au coeur du Salon Solscope, que le lycée Norman-Foster, en partenariat avec le Greta et le soutien de l’USG (Union syndicale géotechnique), a pu faire connaître
auprès des professionnels de la géotechnique sa toute récente formation de sondeur en géotechnique. L’occasion également de découvrir un outil de formation « sécurité » mais en
réalité virtuelle !

La présence au Salon de tous les acteurs majeurs de ce secteur a permis au lycée et au Greta de
valoriser, en effet, cette formation unique au niveau national. Elle a même suscité l’intérêt de pays
étrangers. Un vrai succès !
Les premiers lauréats, dont 4 ont pu être présents au Salon, se sont vu remettre, en plus de leur diplôme, le trophée de la géotechnique 2019 ! Une belle reconnaissance de la profession !
C’était aussi l’occasion pour le lycée Norman-Foster, membre du « Campus des métiers du BTP
et des usages du numérique », de faire savoir qu’il abordait la révolution numérique avec conviction
et engagement. Pour la première fois était, en effet, présenté aux entreprises un outil de formation
« sécurité » intégralement en réalité virtuelle, spécifiquement conçu pour les besoins de ce secteur.
Cofinancé par le lycée et l’USG, cet outil, créé par des professionnels pour des professionnels, a rencontré un vif intérêt. Fruit d’une collaboration avec une entreprise locale, Virtuel Concept,
située dans le Gers, le lycée et moi-même qui ai rédigé le scénario, cet outil de formation sera mis à
la disposition des entreprises et de la formation.

 

« SONDEUR EN GÉOTECHNIQUE DE NIVEAU IV »

 

Les métiers de la géotechniquesont souvent peu connus du grand public alors qu’ils sont une part
indispensable du secteur BTP. De l’étude des sols aux forages, on retrouve ces professionnels dans
tous les domaines de la construction : maisons individuelles, immeubles, ponts ou fondations d’une construction, voilà quelques facettes d’un métier qui nécessite de solides compétences techniques.
Avec le soutien de l’USG, c’est dans le domaine particulier des sondeurs (études de sol pour la construction d’ouvrages, définition des fondations, diagnostics pour des ouvrages sinistrés) que le
lycée, le Greta et l’académie de Toulouse ont innové en créant un titre spécifique (inscrit au RNCP) :
« Sondeur en géotechnique de niveau IV » (bac pro). Ce diplôme vise à professionnaliser et certifier
les compétences des sondeurs par le biais de la formation dispensée au lycée ou la VAE (validation des acquis de l’expérience).
Cette formation, accessible en alternance, doit permettre de répondre à deux enjeux majeurs :
développer l’attractivité de la profession et faire monter en compétence les personnels. Des enjeux
partagés par le campus à l’échelle du BTP dans son ensemble. Le lycée et le Greta proposent par
ailleurs un « Parcours découverte » afin de faire découvrir à nos jeunes, filles et garçons, la richesse de ce métier tout en assurant une première préprofessionnalisation. Une
filière porteuse d’emplois, de l’innovation tant dans les formations que dans les usages du numérique,
une reconnaissance qui s’étendbbien au-delà des frontières du Tarnet-Garonne, c’est avec le soutien de ses partenaires que le lycée Norman-Foster poursuit avec conviction son développement
dans les domaines du sol et du sous-sol. « Un premier pas vers l’ouverture de nouvelles

formations », assure Ludwig Ropert, proviseur du lycée Norman-Foster.

 

LA RÉALITÉ VIRTUELLE : LES PRINCIPES


Les outils numériques de réalité virtuelle immersive permettent de créer des situations emblématiques
qu’on ne s’autoriserait pas à confier à l’apprenant en entreprise (danger pour le matériel et les personnes, danger pour l’apprenant, contrainte liée à la production, contextualisation de la situation
d’apprentissage). Une activité professionnelle, dans la réalisation d’une tâche en toute sécurité,
s’apprend en la faisant. Or, si l’on considère que c’est en effectuant l’activité professionnelle inscrite
dans une tâche confiée à l’apprenant que ce dernier apprend, il est alors important que celui-ci soit le plus possible en action (aidé, guidé, puis de plus en plus autonome).
Cet outil destiné aux sondeurs en géotechnique avec expérience ou aide-sondeur permet ainsi l’acquisition des notions de déplacement de la foreuse en sécurité, la mise en station, l’apprentissage
des gestes métiers et procéduraux, l’entraînement continu sur la chaîne des processus, l’évaluation
des connaissances au travers de l’interactivité, l’interactivité avec le formateur, l’immersion et la prise de conscience des risques liés à la sécurité au chargement, déchargement de la machine de forage, l’observation de son environnement, repérer les affleurants et les identifier, et le réalisme
de la simulation grâce à un contexte professionnel recréé via la réalité virtuelle.

 

L’OUTIL FINALISÉ, C’EST :

 

  • 18 scénarios possibles ;
  • 3 terrains différents : diffus, urbain, bord de route ;
  • 3 niveaux de maîtrise : débutant, intermédiaire, expert ;
  • 2 types de machines : petit format, grand format ;
  • des choix et des situations au plus près de la réalité ;
  • un rapport d’activité en fin de parcours.

 

LES ATOUTS DE LA RÉALITÉ VIRTUELLE :

 

  • créer des situations professionnelles sans danger pour l’apprenant ;
  • acquérir des automatismes métier (sécurité) ;
  • appréhender des scénarios de gestion de risques sur un site ;
  • acquisition et suivi des compétences individualisées ;
  • mise en place aisée de la formation à la sécurité spécifique au métier de sondeur en géotechnique (ordinateur portable, lunette VR et capteurs) ;
  • modules évolutifs.

Les entreprises qui feront l’acquisition de ce logiciel pourront développer d’autres sujets, tels que les gestes et postures, les TMS, les techniques de sondage, la consolidation de l’acquis obtenue après avoir passé AIPR encadrant dans la bonne lecture de plan, mais aussi l’intégrer dans la culture sécurité de l’entreprise.
Utiliser cet outil, c’est aussi faire un geste pour l’environnement. Concrètement, cette mise en situation va, par exemple, permettre aux stagiaires de comprendre l’impact des différents scénarios et de son architecture sur la sécurité, d’analyser les choix opérés au regard des résultats produits, et de construire une proposition argumentée pour optimiser l’organisation de la formation en VR accompagnée d’un plan d’action concret. L’exercice est pertinent à plusieurs égards : être formateur aujourd’hui, c’est subir la distraction que représentent les Smartphones et les tablettes.
L’utilisation de la réalité virtuelle dans une démarche pédagogique permet de casser la routine d’apprentissage et de gagner la bataille de l’attention.
En termes d’apprentissage, les neurosciences sont formelles : donner à voir une situation à notre cerveau, c’est un peu reproduire l’expérience de cette situation. Or l’expérience est à la fois ce qu’il y a de plus efficace au niveau pédagogique et de plus complexe à transmettre. La réalité virtuelle
permet donc de plonger l’apprenant dans des situations choisies pour leur intérêt pédagogique.
De ce fait, cela permet d’importer des situations concrètes dans la salle de classe et de les multiplier pour passer de la connaissance à la compétence, en faisant dialoguer théorie et pratique. Après quelques minutes d’immersion, les stagiaires peuvent partager leur vécu entre eux, le formateur peut les faire réagir pour les confronter à sa propre expérience ou encore leur proposer une autre mise en situation qui viendra compléter la première, et ainsi alimenter leur réflexion sur le sujet traité. Cette démarche pédagogique appliquée aux études de cas est très pertinente puisque cela permet aussi de donner à analyser un système dans son ensemble, de manière non structurée, comme dans la vraie vie. À l’inverse de l’étude de cas traditionnelle de 10, 15, ou 20 pages, construite pour être digeste, la réalité virtuelle plonge l’apprenant dans un contexte qu’il doit analyser et comprendre pour agir et décider.
Enfin, utiliser des technologies comme la réalité virtuelle permet d’enseigner la technologie par la technologie, ce qui est fondamental. Aujourd’hui, les décideurs ont un déficit de connaissance du numérique et des technologies associées. Former les futurs sondeurs en géotechnique avec ces technologies, c’est aussi créer l’occasion d’expliquer les limites, les contraintes ou encore les travers de ces outils pour éviter la « techno-utopie » ou, à l’inverse, la « technophobie » radicale et irraisonnée. Loin d’être un effet de mode, l’utilisation de la réalité virtuelle dans l’enseignement correspond à une vision de la nécessaire évolution de la formation ; celle où les expériences nourrissent l’apprentissage.
À ce jour, des projets de norme sont en cours pour qualifier les sondeurs et intervenants sur site (ISO-TC182_N0285_ISO_NP_24283-1_E, annexe B). Lors d’appels d’offres, les bureaux d’études devront justifier de la qualification de leurs personnels. Cette formation diplômante, enseignée actuellement au lycée de Beaumont-de-Lomagne par deux professeurs et par deux professionnels du métier – Denis Odorico (2GH) et moi-même –, s’inscrit en droite ligne avec ce projet, puisque le diplômé sera automatiquement qualifié au sens de cette future norme.

 

Gérard Pradeau
Conducteur de travaux et correspondant qualité/sécurité Ginger CEBTP

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M² EXPOSITION INTÉRIEURE

5000

 

 

EXPOSANTS

153

 

 

M² EXPOSITION EXTÉRIEURE

1 300

 

 

PARTICIPANTS

2600

 

 

 

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