Portrait d'entreprise

RÉSODÉTECTION, UNE ENTREPRISE AU SERVICE D'UN MÉTIER - <p>Damien Skaky, dirigeant de Résodétection.</p>
01/12/2019

RÉSODÉTECTION, UNE ENTREPRISE AU SERVICE D'UN MÉTIER


Résodétection a mis en place des protocolesinternes pour garantir l’exhaustivité de sesinvestigations.
Après la phase de détection vient la phase de relevé topographique pourgéoréférencer le tracé des réseaux détectés.
Toujours à la recherche de technologieinnovantes, Résodétection a travailléen collaboration avec LeicaGeosystems, et fait des remontéesterrain pour que ces derniers puissentdévelopper les logiciels de traitementdes données collectées via cettesolution de « mobile mapping ».
Résodétection mutualise lescompétences en VRD, géophysiqueet topographie.

Résodétection, dirigée par Damien Skaky, est spécialisée dans la détection et le géoréférencement de réseaux. Ce métier a émergé avec le décret DT/DICT de 2012.
L’entreprise a su évoluer progressivement pour s’imposer dans le sud de la France. Elle s’appuie sur les compétences de ses hommes, mais également sur les dernières technologies pour être encore plus performante.

Résodétection, filiale du groupe Ax’Eau, a été créée en 2013. « Notre président, Cyril Muntzer, a
assisté en décembre 2010 à une conférence sur “La future obligation d’investigations préalables”. Il
s’est alors penché sur les technologies et la stratégie à mettre en place pour répondre à ces obligations. C’est ainsi qu’il a décidé de créer une filiale, Résodétection, qui a vu le jour en avril

2013 », explique Damien Skaky, directeur de l’entreprise. Depuis, Résodétection a réalisé un développement maîtrisé. « Nous avons pris le parti de monter en puissance crescendo et de favoriser la qualité. Et nous sommes aujourd’hui les leaders dans le sud de la France. » Le choix a été fait de ne pas étendre l’activité au territoire national pour rester au plus proche de ses clients et de pouvoir apporter un service de qualité accompagné de conseils.
« L’objectif est de satisfaire nos clients et de renouveler les marchés. Et c’est chose faite », se
réjouit Damien Skaky. L’entreprise compte aujourd’hui 30 personnes, dont 24 techniciens ingénieurs. La moitié est composée d’hydrauliciens, d’électrotechniciens, de géologues, de techniciens génie
civil et de géophysiciens, et l’autre moitié de géomètres-topographes. « Nous disposons de notre propre centre de formation avec deux formateurs, un géologue et un électrotechnicien.
Il faut en moyenne 6 mois pour que les opérateurs soient autonomes. Ils bénéficient ensuite en moyenne de 10 jours de formation par an. Nous formons également les techniciens d’Ax’eau sur le volet “Détection des réseaux enterrés”. Grâce à ce centre de formation interne, nos collaborateurs peuvent évoluer et s’engager dans un plan de carrière. C’est une belle opportunité pour eux, et une nécessité pour nous de les accompagner pour atteindre un statut d’expert du métier. »

 

LA NAISSANCE D’UN MÉTIER


L’entreprise accorde ainsi beaucoup d’importance à la qualité des formations de son personnel pour garantir son savoir-faire. « Il a fallu au départ composer les équipes pour être le plus efficient possible. Ce n’était pas évident en 2013 parce que le métier était nouveau. Nous devions nous organiser
pour garantir l’exhaustivité des résultats. » Elle a donc mis en place des moyens humains, et développé des protocoles internes permettant de garantir l’exhaustivité de ses investigations. Comme
l’explique Damien Skaky : « Il existe une panoplie de matériels qui permettent d’améliorer le travail
de nos techniciens sur le terrain. Nous cherchons toujours à être à la pointe de ce que la technique
peut nous apporter pour faciliter le travail de nos collaborateurs et les faire monter en compétence, tout en améliorant encore les processus de détection. Nous sommes au service de notre métier plus encore que de notre entreprise. »

 

UNE CHRONOLOGIE BIEN PRÉCISE


Grâce à la mise en place de son protocole pour la détection de réseaux enterrés, l’entreprise a gagné en efficacité. « Nous respectons un ordre chronologique dans les procédures d’acquisition de données. » L’entreprise commence ainsi, dans un premier temps, avec des méthodes passives du radio-détecteur pour déceler les réseaux d’électricité, de télécommunication et certains réseaux dotés d’une protection cathodique. Ensuite les méthodes électro-inductives actives sont utilisées pour tous les réseaux conducteurs. Les derniers réseaux, constitués de matériaux non conducteurs comme le plastique ou le béton, ou ne disposant pas des paramètres nécessaires pour une bonne conduction, seront quant à eux décelés avec la technologie Géoradar. La société réalise alors des coupes
perpendiculaires à la direction des réseaux à détecter. Avant de procéder aux levés topographiques, une phase de vérification est réalisée. Elle permet de s’assurer qu’aucun réseau n’a été oublié.

« Ce protocole mis en place nous permet d’assurer dans la majorité des cas la classe de précision A.
Si ce n’est pas le cas, nous conseillons alors au maître d’ouvrage d’ajouter dans le cahier des charges de l’entreprise qui va réaliser les sondages ou travaux les obligations techniques et financières à adopter à l’approche de ces réseaux », précise Damien Skaky.
Une fois les données collectées sur le terrain, elles sont traitées au bureau grâce à des logiciels de DAO qui permettent de livrer une cartographie 3D au client et un rapport de synthèse.
Pour garantir la justesse des résultats, il est pour Damien Skaky indispensable que ce soit la même entreprise qui réalise la géodétection et la topographie. « C’est ce qui fait la force de Résodétection.
Nous avons ces différentes compétences au sein de notre entreprise, et pouvons ainsi garantir la justesse de nos résultats. Aujourd’hui, 1 000 entreprises en France sont certifiées pour effectuer de la détection et/ou du géoréférencement de réseaux, c’est énorme. Mais toutes ne mutualisent pas ces compétences de VRD, géophysique et topographie. »

 

DES TECHNOLOGIES AVANTGARDISTES POUR AMÉLIORER LES PERFORMANCES

 

Et pour aller plus loin encore, l’entreprise a constitué un groupe de travail. « Nous nous réunissons une fois par mois pour échanger sur les améliorations que nous pouvons apporter. Nous procédons à des veilles technologiques pour voir lesquelles seraient les plus adaptées à notre métier. » C’est ainsi
que l’entreprise a décidé de travailler en collaboration avec Leica Geosystems pour tester le Leica Pegasus Backpack, une solution mobile de capture de la réalité.
« Résodétection est la première entreprise prestataire en détection et géoréférencement de réseaux
enterrés à se doter de la solution innovante mobile mapping Pegasus Backapack. Le Leica Pegasus
est une solution portative 3D qui permet la capture rapide de la réalité en extérieur, intérieur et sous-terrain sous forme d’un nuage de points et de photographies », poursuit Damien Skaky. Combinant
5 caméras, 2 capteurs LIDAR (Laser Imaging Detection an Ranging), 1 antenne GNSS et 1 centrale
inertielle, le Leica Pegasus permet la collecte simultanée et en mouvement d’un nuage de points et d’images géolocalisées. Il est utilisable aussi bien en milieu urbain, avec de fortes contraintes de masque où le traditionnel GPS ne passerait pas ou en intérieur, ou en milieu rural, en zones dégagées.
L’acquisition simultanée du nuage de points et des photographies permet de cartographier en 3D de
grandes zones avec une précision de 2 à 5 cm garantissant ainsi la classe A de précision pour les travaux de topographie (Arrêté du 16 septembre 2003 encadrant les travaux de topographie).
Ainsi, la réalisation des plans des réseaux détectés et repérés et le renseignement de l’ensemble des
attributs des objets géoréférencés s’effectuent au bureau après traitement informatique du fichier brut (algorithme qui supprime les voitures, les piétons et autres objets en mouvements) en utilisant un
logiciel de traitement du nuage de points, couplé à un logiciel de DAO classique. Il est donc possible
d’obtenir des données aux formats shp ou dwg. « Nous leur avons fait des remontées terrain pour qu’ils puissent développer les logiciels de traitement. Le mobile mapping est une solution d’avenir pour notre métier, nous y croyons. Et tout cela nous incite à innover encore pour faire grandir notre profession. »

 

UNE ENTREPRISE QUI ÉVOLUE AVEC LA RÉGLEMENTATION

 

C’est le rythme des réformes qui dicte la croissance de l’entreprise. « Nous devons nous adapter à
l’évolution de la réglementation. C’est elle qui dicte notre charge de travail. Nous avons la chance
aujourd’hui d’avoir un carnet de commandes très rempli ! ». Mais il a fallu du temps pour que les différents acteurs d’un projet prennent conscience de cette nécessité.
« Au départ, cela leur était imposé. Mais aujourd’hui, notre métier et nos compétences sont véritablement reconnus et permettent de rassurer les responsables de projet. Nos clients font même appel à nos services en dehors du cadre réglementaire », conclut Damien Skaky.

 

Maylis Roizard

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